Obtenir rapidement des informations sur un serveur Windows grâce à Sysinternals BgInfo

Quelle plus grande plaie que de se connecter sur un serveur et de devoir naviguer dans les différents menus et options pour obtenir des informations sur la configuration de la machine ? Grâce à Sysinternals BgInfo, vous pouvez éviter cela et instantanément récupérer des informations pertinentes et actualisées du serveur à l’ouverture de session. C’est d’autant plus utile que lorsque vous vous connecterez à une machine en période de crise, vous serez immédiatement informé de quelques informations réseau ou disque (par exemple) capitales dans les opérations de débuggage.

Concernant les performances, aucune crainte car BgInfo écrit les informations qu’il récupère à l’ouverture de session dans un fichier Bitmap puis quitte. De fait il ne consomme aucune ressource ni n’interagit négativement avec d’autres applications. En revanche, vous aurez bien une information actualisée à chaque démarrage ou ouverture de session. On pourrait aussi imaginer lancer l’utilitaire à intervalle régulier par tâche planifiée afin de rafraîchir périodiquement les informations…

Installation et configuration

Partons du postulat que vous aller copier l’exécutable du produit dans C:\Program Files\Bginfo. Double-cliquez sur l’exe puis configurez les remontées d’informations en utilisant par exemple les champs ci-dessous (j’ai été obligé de mettre des crochets pour copier/coller le code…)

Démarrage :	        [Boot Time]

Nom d'hôte :	        [Host Name]
Nom d'utilisateur :	[User Name]

Adresse IP :	        [IP Address]
Passerelle :	        [Default Gateway]
Masque :	        [Subnet Mask]
Serveur DNS :	        [DNS Server]
Domaine :	        [Logon Domain]

Carte réseau :	        [Network Card]
Vitesse :	        [Network Speed]
Type :	                [Network Type]

Version d'OS :	        [OS Version]
CPU :	                [CPU]
Mémoire :	        [Memory]
Version d'IE :	        [IE Version]
Volumes :	        [Volumes]
Espace disque libre :	[Free Space]

Voici une illustration de l’interface de configuration :

Sauvegardez ensuite vos modifications dans le même répertoire. A présent vous devez être en possession du fichier exécutable (.exe) et du fichier de configuration (.bgi). Ne reste plus qu’à créer un raccourci du .bgi dans le répertoire Démarrage de votre serveur. Vous penserez simplement à ajouter l’option /timer:0 dans la Cible, qui permet de mettre à jour les informations de façon transparente, c’est à dire sans lancer de boîte de dialogue utilisateur. Pour tout autre argument personnalisé à votre infrastructure, je vous renvoie au site de l’éditeur.

"C:\Program Files\Bginfo\Bginfo.exe" "C:\Program Files\Bginfo\bginfo.bgi" /timer:0

Voici une illustration de la modification :

Pour finir, je vais vous parler d’une utilisation pas forcément évidente à repérer au premier coup d’oeil mais qui vaut pourtant largement le détour. Avez-vous remarqué qu’il est possible de suivre n’importe quelle version de fichier, une variable d’environnement, une valeur du registre, une requête WMI, etc ?

Lorsque vous observez les champs définis dans votre remontée d’informations, il y a un bouton Custom qui permet d’ajouter autant de vérifications personnalisées que souhaité. J’ai illustré l’exemple par une remontée de la version courante des VMware Tools.

Une fois la valeur personnalisée créé, vous aurez un nouveau champ que vous pourrez dès lors ajouter à votre espace de remontées, à la manière d’un champ prédéfini.

Categories: Windows Tags: ,

Supprimez vos snapshots avant d’agrandir un disque VMDK dans VMware vSphere

Dans un environnement de production, les administrateurs effectuent maintes tâches qui ne sont pas toujours relatées dans une fiche de suivi du serveur (c’est mal). Cela amène parfois des situations problématiques – heureusement pas trop souvent – ou bien des anecdotes similaires à celle dont je vais vous parler ici.

Prenez un environnement VMware où l’on a la possibilité d’effectuer des snapshots à tour de bras en quelques clics. Derrière la qualité de travail indéniable que cela procure au quotidien, le premier travers que l’on subit tous consiste à oublier de les supprimer après avoir validé ses modifications ou installations. Vous savez peut-être qu’un snapshot consiste à transférer indéfiniment toutes les écritures disque d’une VM vers un nouveau disque VMDK, jusqu’à ce ledit snapshot  soit consolidé. Outre l’insidieux problème de place disque que cela peut au final engendrer sur votre LUN, il y a d’autres opérations qui seront impossibles. C’est justement le cas de l’agrandissement d’un disque VMDK.

Dans la capture écran ci-dessous, la machine possède deux disques VMDK. Nous voulons augmenter la taille du deuxième disque et surprise, la case est grisée. L’opération est donc impossible. Comme toujours, les utilisateurs qui demandent d’agrandir un disque n’ont pas anticipé le remplissage du volume…ni les administrateurs qui n’ont peut-être pas pensé à mettre des compteurs WMI sur le serveur ou tout simplement à prendre le temps de régler le problème.

Un rapide debug permet de se rendre compte qu’une opération non rapportée a consisté à créer un snapshot avant une installation de SQL Server 2005.

Cela fait des semaines que la machine était utilisée et qu’un snapshot était toujours présent…prenant tout de même 12 Go de disque ! Heureusement que la virtualisation VMware est fiable ; une simple suppression du snaphost oublié permet de repartir avec un VMDK consolidé et d’avoir de nouveau accès à l’agrandissement du disque.

Comment éviter cela à l’avenir ?

  • Mettez en place une routine de vérification de l’ancienneté des snapshots (via PowerCLI par exemple)
  • Notez TOUTES vos modifications sur une fiche de suivi de serveur pour que la personne qui interviendra derrière vous ne perdre pas de temps à découvrir la situation

Pour finir, je vous invite à lire l’article Utiliser diskpart pour étendre un disque Windows qui vous donnera plus d’informations quant aux opérations Windows postérieures au Disk Provisionning.

Categories: En bref Tags: , ,

Créer un disque virtuel sur une baie MD3000 avec Dell Modular Disk Storage Manager

Lorsque vous ajoutez des disques à une baie Dell MD3000, soit vous utilisez ces nouveaux disques les agréger à un pack RAID existant (soumis comme toujours à conditions…), soit vous pouvez vous en servir pour créer un nouveau pack RAID, c’est ce qui nous intéressera ici. Précisons aussi quelques éléments : la tête de pont de la baie sera un Dell NX1950 avec Windows Unified Data Storage Server 2003 et les outils Modular Disk Storage Manager ainsi que Microsoft iSCSI Software Target intégrés.

Pour débuter, lancez votre interface Modular Disk Storage Manager puis, dans l’onglet Outils, servez-vous par exemple de l’option Faire clignoter les disques physiques pour vous assurer que les disques que vous venez de rajouter sont bien ceux avec lesquels vous allez travailler.

Après avoir cliqué sur le menu, donc, vous retrouverez la liste de tous les disques physiques présents dans le tiroir de la baie. Repérez ceux qui vous intéressent pour créer un nouveau disque virtuel. Ici on sélectionne les disques 0, 1, 2 et 3 qui ont un statut Non attribué. Afin de les repérer visuellement sur la baie, on clique sur le bouton Clignotement, ce qui aura pour effet de faire clignoter leur diode à intervalle régulier.

On sait désormais que 4 disques sont disponibles pour créer un nouveau volume, cela nous permettra de créer un disque virtuel en RAID 5. Nous allons donc revenir dans la gestion du stockage de la baie (onglet Configurer) et cliquer sur Créer des groupes de disques et des disques virtuels.

Choisissez l’option Groupe de disques : Créer un nouveau groupe de disques en utilisant la capacité non configurée de la matrice de stockage.

Ensuite, donnez un nom au groupe de disques (par exemple RG-VMFS4) et choisissez l’option Manuel (Avancé) : Sélectionnez des disques physiques pour obtenir la capacité du nouveau groupe de disques.

Vous pouvez à présent sélectionner votre niveau de RAID et les disques qui feront partie de votre disque virtuel.

Une fois vos disques ajoutés, vous avez la possibilité de Calculer la capacité totale afin de déterminer si l’espace disque final sera en phase avec vos attentes. C’est assez pratique dans le sens où cela peut vous faire modifier vos choix si d’aventure ils étaient imparfaits, plutôt que de continuer les opérations pour les refaire par la suite.

Le groupe de disques est créé, vous pouvez passer à la création du disque virtuel. Sélectionnez pour cela l’option Créer un disque virtuel à partir d’un nouveau groupe de disques.

Je vous conseille de choisir la capacité maximum. Donnez-lui ensuite un nom (par exemple VD-VMFS4), puis choisissez qu’il agisse comme un disque virtuel de Système de fichiers (typique).

L’adressage immédiat est un terme un peu barbare pour en fait indiquer que vous désirez associer le disque virtuel à la baie de votre choix. Remarquez le nom de l’hôte Dell, vous vous apercevrez que son identifiant est en fait son Service Tag unique. Donnez enfin un numéro de LUN, idéalement à la suite du dernier numéro précédemment attribué.

A la suite des groupes de disques et des disques virtuels déjà créés, votre nouvelle configuration apparaît. Une icône d’horloge indique qu’une opération est en cours sur le disque virtuel.

Rendez-vous dans l’onglet Récapitulatif de votre interface Dell Modular Disk Storage Manager. L’état de la baie indique bien une opération.

Lorsque l’on clique dessus, on observe bien l’initialisation du disque virtuel VD-VMFS4 sur le Groupe de disques RG-VMFS4, d’où l’icône d’horloge que nous avions remarqué plus tôt.

Une fois les opérations d’initialisation terminées, il faudra se rendre dans la Gestion des disques Windows pour formater le disque. Cette opération est classique, on ne s’attardera pas dessus. Pour continuer l’illustration, on lui donnera le nom VMFS4 sur I:

Votre formatage terminé, le nouveau lecteur apparaît dans l’explorateur Windows.

Il est temps de lancer l’interface Microsoft iSCSI Software Target, partie Périphériques, et de repérer notre disque Non alloué. Vous avez probablement l’impression que vous passez votre temps à initialiser et à allouer ce disque…rassurez-vous c’est la dernière fois ! Faites un clic droit sur le disque et sélectionnez Créer un disque virtuel.

Un assistant vous demandera quelques informations évidentes dont nous ne parlerons pas ici. Il vous demandera en outre de spécifier des cibles iSCSI à déterminer pendant la création du disque virtuel. Cela fera l’objet d’un autre article donc nous nous abstiendrons pour l’heure.

La seule information qui est vitale ici, c’est le chemin sur lequel créer notre disque virtuel, car pour Windows, le disque virtuel n’est qu’un fichier .vhd (et son pointeur .cbm). Nous spécifierons donc le chemin complet, sur la nouvelle partition créée.

Cela se manifeste par les deux fichiers attendus dans la partition I:

Toutes les opérations sont terminées et notre disque est enfin accessible. Juste un mot pour finir. Observez le message Windows Espace disque faible. Pas très malin comme information étant donné que l’on n’a effectivement plus de place au sens Windows du terme, justement car on a alloué toute la taille du LUN à notre disque virtuel pour…maximiser l’espace ! Bon, il faut juste le savoir et on vit avec.

Comme je le disais précédemment, un prochain article expliquera comment ajouter des cibles iSCSI via l’interface Windows prévue à cet effet avec Windows Unified Data Storage Server 2003.

Categories: SAN Tags: ,